- Année 2008, année de …te !
De flotte, bande de nazes ! Eh oui, la malédiction continue ! Après un championnat régional de DH marqué par une météo aquatique, c’est la première manche des coupes de France aux Orres qui prend des airs d’aqualand.
Rappelez vous : Peille sous la flotte façon patinoire sur le calcaire (voir commentaire d’Axel), Roubion en Mud, masque et tuba et pour finir en beauté, annulation de La Moulière (seconde manche) pour cause d’atmosphère électrique.
On croyait qu’avec le passage au mois de juillet, on allait pouvoir rouler en tongues aux Orres pour la première coupe de France 2008. Que neni ! Après s’être maintenue au beau fixe tout le long des entraînements du vendredi et du samedi, la météo nous a fait la surprise d’une belle pluie d’orage à 9H00 pile, c’est à dire juste avant le départ des premiers candidats à la gamelle. Pas trop grave, ce n’est que la manche de placement et avec le soleil réapparu rapidos, les derniers à s’élancer ont eu la chance de trouver une piste quasi sèche. De bon augure pour l’après-midi. On se remotive et on remet les chronos à zéro.
Ben non ! rebelote ! Une autre petite flotte à 14H00. Conclusion : ceux qui ont eu la boue le matin, l’ont eu aussi l’après midi. Génial. Bon allez, soyons bon joueur, la piste n’a pas complètement séché l’après-midi.
- La piste :
Elle était bien sympa cette piste, bien naturelle et très variée en terme de difficulté. Du bon dévers, des virages bien tendus, des racines et des caillasses sorties d’un humus épais, des zones de prairies, des passages de sous bois, des traversées de torrent (!), et même un pont. Il y avait presque de tout quoi, mais pas de gros jumps malgré le nom de la piste, la « envoiS du gros » (Oui, il y a une faute d’orthographe, même Chuck Norris l’aurait vue).
Bref, le tracé aura satisfait la plupart des pilotes. Mais avec la pluie, c’est devenu une autre histoire. Plusieurs bonnes gamelles à déplorer dont la mienne sur le fameux pont recouvert de grillage à poule et qui ne présentait donc a priori aucune, mais vraiment aucune difficulté…
- Résultats :
Chez les filles, Emeline Ragot sur son Turner (Suspension Center) prend la première place devant Anaïs Pajot (Sunn) et Myriam Nicole (Giant / Ayton / mayonnaise).
Chez les mecs, Michael Pascal, de retour chez MSC fut le pilote le plus rapide du week-end devant notre Fabien Barel national (Subaru / Mondraker) et un jeune et impétueux Rémi Thirion (Sunn toujours), également premier en junior.
En Master (puisque ça m’intéresse et que c’est moi qui écrit), Stéphane Fichant (Cycleworks) reste encore et toujours l’homme à battre en prévision des MTB Master à PraLoup en août.
- Petit commentaire sur la station « de Les Orres »
La petite station qui nous faisait bien plaisir avec son cadre très naturel a pris ces deux dernières années un sérieux coup de vieux sous les coups des bulldozers et autres engins de destruction. Plusieurs nouvelles pistes de ski sont venues balafrer la montagne et un gros et moche complexe de locations d’appartements a poussé comme un champignon au lieu dit du Bois Méan en lieu et place d’une jolie prairie anciennement parsemée d’ Orchidées. Mais paraît que la station avait du retard !
Désolé, je ne suis pas du même avis. Je trouvais même que cette station jusqu’alors préservée avait une certaine avance sur son temps puisqu’elle n’avait pas cédée à la tentation du tout aménagé. Apparemment, la neige tombée en quantité ces dernières années aura permis, les caisses pleines, de relancer des projets de bétonnage dignes des années 70. C’est donc bien à un retour en arrière de 30 ans sur les mentalités auquel on assiste aux Orres. Résultats : les belles prairies vertes des Orres font place à des zones chaotiques de caillasses moches et autres gravats sur lesquelles l’herbe ne repoussera jamais et qui dégringoleront en coulées de boue au moindre orage, ce qui bien sûr n’a pas manqué de se passer ce week-end.
Messieurs les aménageurs, c’est avec un véritable dégoût que je constate la façon dont vous prétendez gérer la montagne tout en nous privant de sa beauté. De quel droit vous permettez-vous de détruire irrémédiablement de tels paysages, notre source d’émerveillement ? Êtes vous donc si pervertis par l’argent facile que vous êtes devenus hermétiques à la beauté de notre mère nature ? Sans aucun doute, un jour viendra où les gens de votre espèce devront rendre des comptes aux jeunes générations pour outrage à leur héritage naturel. Dormez en paix d’ici là !